Le terme générique « assurance immeuble » regroupe une variété de produits d’assurance destinés à assurer les différentes parties d’un immeuble, ou bien ses différents occupants. Pour y voir plus claire, on peut raisonner en distinguant ces deux catégories de produit.

L’assurance des différentes parties de l’immeuble

Au sein d’un immeuble, plusieurs assurances coexistent pour couvrir les différents sinistres (incendies, dégâts des eaux, vandalisme …). La première est celle du locataire habitant un lot privatif : c’est la MRH (multirisque habitation) qui est contractée directement par le locataire. En cas d’absence de locataire, ou si le locataire n’est pas assuré, c’est une assurance contractée par le propriétaire qui prend le relais : l’assurance PNO (propriétaire non-occupant) ou CNO (copropriétaire non-occupant). En plus de couvrir l’absence de MRH, la PNO intègre des garanties élargies comme le vice de construction. Cette assurance a été rendue obligatoire par la loi Alur de 2014, notamment pour couvrir la responsabilité civile du propriétaire. Au-delà du lot privatif, se trouve les parties communes : celles-ci sont assurées par l’assurance MRI (multirisque immeuble) qui garantie donc la cage d’escalier, l’ascenseur, la façade, le toit … A la différence des assurance précédentes, cette assurance est souscrite par le syndic pour la copropriété.

L’assurance des occupants

Tout d’abord, il faut noter que les occupants sont protégés dans leur rôle (locataire, propriétaire, copropriétaire, syndic…) par la responsabilité civile associée à chaque contrat. Ainsi une responsabilité civile est associée au propriétaire dans sa PNO et peut être associé au syndic bénévole ou encore au conseil syndical dans le cadre d’une MRI. Mais au-delà, le large spectre des assurances immeubles inclut des assurances sur les différentes activités des parties prenantes d’une copropriété. Ceux qui gèrent la copropriété (le syndic) peuvent se couvrir par une assurance PJ (protection juridique) qui les accompagne en cas de recours. Les propriétaires non-occupants peuvent couvrir leur activité locative par une GLI (garantie loyers impayés) qui les couvre en cas de défaut de paiement du locataire.

Enfin, on peut également noter que cet ensemble d’assurances peut être envisagé selon les activités que ces assurances concernent : activité concernant le syndic (MRI, PJ mais aussi DO) ou activité de gestion pour les administrateurs de biens (GLI, MRH, PNO, …).

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